Publié le 2 juillet 2009
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La famille d’Adnan Hassanpour a informé Reporters sans frontières que le journaliste kurde, condamné à mort lors de son premier procès, a été condamné, le 1er juillet 2009, à 10 ans de prison.
« Cette condamnation est absurde et infondée. Un jour, ce journaliste est condamné à mort. Deux ans plus tard, il écope de dix ans. Nous réitérons notre appel à sa libération immédiate », a déclaré l’organisation.
Le 16 juillet 2007, Adnan Hassanpour avait été condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Marivan (Kurdistan iranien) qui l’avait reconnu coupable d’"activités subversives contre la sécurité nationale", "d’espionnage" et de "propagande séparatiste". Le 22 octobre 2007, la Cour suprême de Téhéran avait confirmé cette condamnation, avant de l’annuler en août 2008 pour vice de procédure. Le tribunal avait alors estimé qu’Adnan Hassanpour ne pouvait être considéré comme "mohareb" (ennemi de Dieu). Son dossier avait alors été renvoyé devant le tribunal de première instance de Sanandaj (Kurdistan iranien). Il a été rejugé le 6 septembre 2008, puis le 30 janvier 2009. Le tribunal l’a condamné, le 1er juillet 2009, à 10 ans de prison. Il est aujourd’hui détenu à la prison centrale de Sanandaj. Le journaliste a déjà observé deux grèves de la faim pour dénoncer ses conditions de détention.
Adnan Hassanpour, 27 ans, avait été arrêté le 25 janvier 2007, devant son domicile, et écroué à la prison de Mahabad (Kurdistan). Il travaillait pour l’hebdomadaire Asou, jusqu’à l’interdiction de cette publication par le ministère de la Culture et de l’Orientation islamique, en août 2005. Il y traitait de la question kurde, un sujet très sensible en Iran. Il collaborait également avec des médias étrangers, tels que Voice of America ou Radio Farda, qui diffusent en persan vers l’Iran.
7 novembre 2007 - La Cour suprême confirme la condamnation à mort du journaliste Adnan Hassanpour : “cette décision est à prendre très au sérieux”, selon Reporters sans frontières
La Cour suprême de Téhéran a confirmé, le 22 octobre 2007, la condamnation à mort du journaliste Adnan Hassanpour pour “espionnage”. En revanche, dans la même affaire, le tribunal a annulé la condamnation d’Abdolvahed “Hiva” Botimar, collaborateur de plusieurs médias, pour “vice de procédure”.
“Alors que nous attendons depuis plus de six mois une décision de la Cour suprême sur la réouverture du procès des assassins présumés de la journaliste irano-canadienne Zahra Kazémi, cette même cour met quelques semaines à peine pour confirmer la condamnation à mort d’Adnan Hassanpour. La justice iranienne penche décidément toujours du côté du pouvoir. Cette décision est inacceptable. Nous appelons la communauté internationale à se mobiliser massivement pour faire libérer ce journaliste. Cette sentence est à prendre très au sérieux dans un pays qui a déjà exécuté plus de 300 personnes depuis le début de l’année 2007”, a déclaré Reporters sans frontières.
Me Saleh Nikbakht, l’un des avocats des deux hommes, a reçu notification, le 5 novembre 2007, de la décision de la 32e chambre de la Cour suprême de Téhéran, sans pour autant recevoir le contenu du verdict. Selon lui, Adnan Hassanpour a été reconnu coupable d’”espionnage pour avoir révélé le lieu de sites militaires et pour avoir établi des contacts avec le ministère américain des Affaires étrangères”. En revanche, la condamnation à mort d’Abdolvahed Botimar a été annulée pour “vice de procédure” et son dossier renvoyé devant le tribunal révolutionnaire de Marivan (Kurdistan). Les avocats des deux journalistes vont faire appel de la décision.
Joint par Reporters sans frontières, Me Saleh Nikbakht a déclaré que “cette condamnation est non seulement contraire à la Déclaration universelle des droits de l’homme et aux conventions internationales ratifiées par l’Iran, mais également contraire à la loi islamique et aux lois de la République islamique”.
Adnan Hassanpour, 27 ans, et Abdolvahed “Hiva” Botimar, 29 ans, ont été condamnés à mort, le 16 juillet 2007, par le tribunal révolutionnaire de Marivan après avoir été reconnus coupables d’"activités subversives contre la sécurité nationale", "d’espionnage" et de "propagande séparatiste".
Les deux journalistes travaillaient pour l’hebdomadaire Asou, jusqu’à son interdiction par le ministère de la Culture et de l’Orientation islamique, en août 2005. Ils y traitaient de la question sensible du Kurdistan iranien. Adnan Hassanpour collaborait également avec des médias étrangers, tels que Voice of America ou Radio Farda.
Adnan Hassanpour, ardent défenseur des droits culturels kurdes, a été arrêté le 25 janvier 2007, devant son domicile, et écroué à la prison de Mahabad, sans pouvoir recevoir de visite de sa famille ou de son avocat. Son collègue, Abdolvahed Botimar, membre actif de l’ONG environnementale Sabzchia, a été arrêté le 25 décembre 2006.
Les deux hommes sont détenus depuis plusieurs mois à la prison de Sanandaj. Leurs avocats n’ont pas été autorisés à les voir en privé pour leur annoncer les résultats des délibérations de la Cour suprême.
Signez la pétition en faveur des journalistes condamnés à mort en Iran
Abdel Kareem Nabil Suleiman, plus connu sous le nom de plume Kareem Amer, a été arrêté, le 6 novembre 2006, pour des articles publiés sur son blog.