Publié le 17 août 2009
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Reporters sans frontières se félicite de la libération, le 12 août 2009, du cyberdissident Zhang Lin. Accusé d’"atteinte à la sécurité nationale" et de propos "contraires aux fondements de la Constitution", Zhang Lin avait été condamné le 14 octobre 2005 à cinq ans d’emprisonnement.
"Nous saluons la libération de Zhang Lin, qui va pouvoir retrouver sa femme et sa famille. Cette décision est un soulagement, mais ne nous fait pas oublier les autres prisonniers d’opinion que le gouvernement chinois détient. Nous appelons les autorités à libérer tous les journalistes et blogeurs condamnés pour avoir exercé leur droit à la libre expression, en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont la Chine est signataire", a déclaré Reporters sans frontières.
Le 29 janvier 2005, Zhang Lin avait illégitimement été arreté par la police et placé en "détention administrative". Le cyberdissident avait été accusé de menacer la sécurité de son pays simplement parce qu’il avait publié des articles sur Internet. Le célebre blogueur publiait régulièrement des articles sur des sites Internet proches du mouvement spirituel Falungong, tels que Dajiyuan.com et Epochtimes.com, ainsi que sur Boxun.com. Ceux-ci lui avaient déjà valu d’être emprisonné entre 1989 et 1991, puis condamné aux travaux forcés entre 1995 et 1998.
Zhang Lin s’était ensuite exilé aux Etats-Unis pour poursuivre ses activités politiques, avant de revenir clandestinement en Chine quelques mois plus tard. Le militant démocrate avait été arrêté une troisième fois et envoyé en camp de travail jusqu’en 2001.
Au total, Zhang Lin a passé presque treize années en prison. Au moins 59 cyberdissidents et 30 journalistes sont toujours emprisonnés en Chine, en violation du principe de la liberté d’expression. Comme Zhang Lin, les blogueurs Ilham Tohti ou Tan Zuoren sont la preuve directe de la censure opérée par le gouvernement chinois.
Avant et pendant les Jeux olympiques de Pékin 2008, des dizaines de journalistes, blogueurs, militants des droits de l’homme chinois ont été arrêtés, placés en résidence surveillée ou expulsés de Pékin. Les JO sont terminés, nous demandons la libération de ceux restés dans les geôles chinoises !