Publié le 11 juin 2007
9 mars 2010 - Censure et menaces de sanctions après un éditorial commun sur le hukou
23 février 2010 - La censure atteint des sommets inégalés
11 février 2010 - Appel à la libération des "prisonniers olympiques" chinois pendant les JO de Vancouver 2010
Reporters sans frontières salue la reconnaissance, même tardive, par l’entreprise américaine Yahoo ! des conséquences dramatiques de sa collaboration avec la police chinoise. "Il est maintenant urgent que les dirigeants de Yahoo ! interviennent auprès des autorités chinoises pour obtenir la libération de Shi Tao, Wang Xiaoning et des autres personnes emprisonnées en lien avec la société américaine. Des compensations financières doivent également être accordées aux familles par Yahoo ! ", a ajouté l’organisation.
Le 11 juin 2007, Yahoo ! Inc. a adressé à des médias basés à Hong Kong, un court communiqué dans lequel la société critique la politique répressive des autorités chinoises. "Yahoo ! est consternée que des citoyens chinois aient été emprisonnés pour avoir exprimé leurs opinions politiques sur Internet", affirme l’entreprise californienne. Rappelant toutefois qu’elle est obligée de respecter la loi en vigueur en Chine, Yahoo ! condamne la répression des "activités internationalement reconnues comme faisant partie de la liberté d’expression".
Cette réaction fait suite à l’annonce par la famille de Shi Tao du dépôt d’une plainte aux Etats-Unis contre Yahoo !. La mère du journaliste a affirmé qu’elle allait se battre jusqu’au bout pour défendre l’innocence de son fils. Le 29 mai, la plainte de la famille du journaliste a été ajoutée à celle déjà déposée au nom de la famille du dissident Wang Xiaoning devant une cour de Californie. Tout comme Shi Tao, Wang Xiaoning, emprisonné depuis 2003, a été condamné sur la base d’informations fournies par Yahoo ! à la police chinoise.
En janvier dernier, le parlementaire Christopher Smith a réintroduit le Global Online Freedom Act devant le Congrès américain. L’adoption de ce texte permettrait d’empêcher la collaboration des entreprises américaines avec des régimes répressifs.
Avant et pendant les Jeux olympiques de Pékin 2008, des dizaines de journalistes, blogueurs, militants des droits de l’homme chinois ont été arrêtés, placés en résidence surveillée ou expulsés de Pékin. Les JO sont terminés, nous demandons la libération de ceux restés dans les geôles chinoises !