Publié le 17 juillet 2008
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12 mai 2009 - Arrestation de deux journalistes : “Un nouveau coup de semonce pour la liberté de la presse” pour Reporters sans frontières
14 avril 2009 - Censure préalable et expulsion de journalistes étrangers : "Un coup mortel à la liberté de la presse"
Reporters sans frontières redoute les conséquences pour la liberté de la presse d’un projet de loi sur les médias élaboré par le gouvernement intérimaire, dirigé par des militaires depuis le coup d’Etat de 2006. L’organisation apporte son soutien au Conseil des médias de Fidji, et notamment à son président Daryl Tarte, qui a condamné ce projet instaurant notamment la création d’un tribunal habilité à imposer des sanctions aux médias dans des jugements en appel de décisions du Conseil des médias.
"Si on voulait mettre à mal le pouvoir du Conseil des médias, organe de régulation respecté, on ne s’y prendrait pas autrement. Après l’expulsion de plusieurs responsables de journaux indépendants, ce projet gouvernemental trahit une fois encore les engagements des autorités en faveur de la liberté de la presse", a affirmé Reporters sans frontières.
Le 17 juillet, le gouvernement a annoncé la prochaine adoption d’une loi-cadre sur les médias pour regrouper toutes les lois existantes. Selon le communiqué officiel, cette décision fait suite à une demande du Premier ministre, le commodore Frank Bainimarama. Le projet inclut la création d’un tribunal qui aura la tâche de juger les appels de plaintes déposées devant le Conseil des médias. Cette nouvelle instance judiciaire aura le pouvoir d’imposer des amendes aux médias.
Le gouvernement a proposé une concertation avec la presse sur le sujet, mais le président du Conseil des médias a de son côté convoqué une réunion d’urgence de cet organisme indépendant. Dans une interview à Radio Australia, il a dénoncé le double langage du gouvernement qui promet de défendre l’ indépendance des médias et en même temps légifère en faveur de plus de contrôle. De son côté, le procureur général a nié toute volonté gouvernementale de renforcer une quelconque emprise sur le contenu des médias.
Avant et pendant les Jeux olympiques de Pékin 2008, des dizaines de journalistes, blogueurs, militants des droits de l’homme chinois ont été arrêtés, placés en résidence surveillée ou expulsés de Pékin. Les JO sont terminés, nous demandons la libération de ceux restés dans les geôles chinoises !