Publié le 24 avril 2009
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Depuis qu’il a écarté du pouvoir l’ancien président Habib Bourguiba en 1987 pour cause de "sénilité", Zine el-Abidine Ben Ali contrôle le pays et les médias d’une main de fer. Réélu en 2004 pour un quatrième mandat de cinq ans, - et après avoir fait modifier la Constitution pour pouvoir se présenter -, il devrait se présenter avec succès en 2009 pour un cinquième mandat. Au début de son quatrième mandat, le président Ben Ali a déclaré vouloir poursuivre son action "en vue d’encourager le pluralisme dans le paysage médiatique, (...) en élargissant les espaces de dialogue, en impulsant l’initiative privée dans le secteur de l’information, et en améliorant les conditions de travail et la situation des journalistes". Cependant, sous la "douce dictature" de Ben Ali, les journalistes et défenseurs des droits de l’homme sont soumis à un véritable harcèlement administratif quotidien, à des violences policières et à une surveillance quasi permanente des services de renseignements. Le contrôle d’internet s’est considérablement renforcé au cours de l’année passée. En outre, au cours de leurs déplacements professionnels en Tunisie, les journalistes étrangers sont constamment accompagnés d’un fonctionnaire de l’Agence tunisienne de communication extérieure. Le contrôle de l’information prend une forme quasi obsessionnelle dans ce régime autoritaire. Toutefois, le président tunisien, allié des Occidentaux dans leur lutte contre le terrorisme, bénéficie d’une grande mansuétude de la part des organismes internationaux.
Abdel Kareem Nabil Suleiman, plus connu sous le nom de plume Kareem Amer, a été arrêté, le 6 novembre 2006, pour des articles publiés sur son blog.