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Reporters Sans Frontières

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Accueil - Asie - Chine

Un site Internet fermé, un autre bloqué : la littérature suspecte aux yeux de la cyberpolice

Publié le 17 juillet 2007

Reporters sans frontières dénonce la décision du Bureau de l’Information de fermer le forum littéraire du poète Lu Yang. Début juillet, le gouvernement chinois a également bloqué l’accès du site littéraire israélien shvoong.com à ses quelques 20 000 utilisateurs chinois.

Le forum de Lu Yang, Zhongguo Dangdai Shige Luntan (Forum de poésie contemporaine chinoise) a été retiré, le 11 juillet 2007, du serveur hôte Lequyuan (Le jardin du plaisir) suite à une requête du Bureau de l’Information. Deux autres forums de Lu Yang ont été également fermés.

Radio Free Asia (RFA) a contacté un employé du serveur Lequyuan, qui a confirmé l’ordre des autorités et a expliqué avec une certaine candeur le mécanisme de censure des sites en Chine. Voici un extrait de l’interview : RFA : " Le Bureau de l’Information vous demande souvent de fermer des forums ?" L’employé : "Tout ce qui contrevient à la loi doit être fermé." RFA : " Quelle loi ?" L’employé : "Tous les articles qui concernent la politique, le mouvement Falungong ou qui critiquent le Parti, s’ils dépassent deux pages, sont supprimés. En général, ça se passe comme ça. Si les informations publiées sont plus effrayantes, on ferme alors le forum."

Cité par RFA, Zhan Dagong, un écrivain indépendant chinois, analyse ces décisions en ces termes : "Les contenus littéraires sont suspects aux yeux du Parti. Les poètes sont souvent emprisonnés car leur mode d’expression est riche et ils peuvent analyser la société chinoise en termes voilés et ambigus. Les censeurs de l’Internet ne comprennent pas le sens caché et préfère carrément fermer le forum par sécurité."

Le site israélien shvoong.com a vu chuter sa fréquentation après que le gouvernement chinois a bloqué l’accès du site à ses ressortissants. Le site permettait à ses utilisateurs de publier des essais ou des extraits de livres. La moitié du contenu était écrite par des chinois. "Les autorités de Pékin sont actuellement en train d’étouffer la liberté d’expression", a commenté le directeur de Shvoong, Eyal Rivlin.

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Avant et pendant les Jeux olympiques de Pékin 2008, des dizaines de journalistes, blogueurs, militants des droits de l’homme chinois ont été arrêtés, placés en résidence surveillée ou expulsés de Pékin. Les JO sont terminés, nous demandons la libération de ceux restés dans les geôles chinoises !

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