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Arabie Saoudite

163 sur 175 dans le dernier classement mondial
  • Superficie : 2 152 000 km2
  • Population : 27 000 000 habitants
  • Langue : arabe
  • Chef de l’État : Roi Abdallah bin Abdulaziz al-Saoud (depuis août 2005)
  • Oui pour Ennemi d’Internet
  • Oui pour Prédateur

Sixième monarque d’Arabie saoudite, Abdallah bin Abdulaziz al-Saoud, « Serviteur des deux Saintes Mosquées », au pouvoir depuis août 2005, occupe également le poste de Premier ministre. Sous son autorité, le régime oscille entre répression et ouverture. Il a ainsi fait arrêter des activistes politiques et des journalistes, tout en organisant les premières élections municipales dans le pays.

Sixième monarque d’Arabie saoudite, Abdallah bin Abdulaziz al-Saoud, « Serviteur des deux Saintes Mosquées », au pouvoir depuis août 2005, occupe également le poste de Premier ministre. Sous son autorité, le régime oscille entre répression et ouverture. Il a ainsi fait arrêter des activistes politiques et des journalistes, tout en organisant les premières élections municipales dans le pays.

Le maintien de la famille royale des al-Saoud à la tête de l’Etat et la suprématie de l’idéologie wahhabite passent par un contrôle sans faille sur l’information. La lutte contre le terrorisme et l’agitation politique régionale continuent de servir de prétexte pour restreindre les libertés fondamentales.

Les timides réformes mises en place en 2005, au lendemain de l’intronisation du roi Abdallah Ibn Abdulaziz Al-Saoud, se sont accompagnées d’un allègement relatif de la censure sur les médias. Toutefois, les pressions restent très fortes sur les journalistes du royaume, fortement enclins à l’autocensure. Si le code des publications prévoit la détention d’un journaliste, rares sont les professionnels des médias saoudiens qui finissent derrière les barreaux. Malgré l’existence depuis 2003 d’un syndicat des journalistes, plusieurs ont été contraints de quitter leurs fonctions après la publication d’articles jugés trop critiques envers le pouvoir. Le royaume n’ayant pas de code pénal écrit, les agences de maintien de l’ordre et les tribunaux se basent sur des notions vagues et facilement extensives de la législation pénale.

Par ailleurs, l’allègement de la censure est davantage le résultat d’une confrontation des hautes sphères du pouvoir entre réformateurs et conservateurs pour deux projets de société différents que d’une lutte des journalistes saoudiens pour davantage d’espace de liberté. Quant aux journalistes étrangers se rendant dans le pays, ils sont systématiquement accompagnés par des fonctionnaires chargés de rendre compte du contenu de leur travail.

2009 a été marquée par la fermeture des locaux de la chaîne satellitaire libanaise LBC suite à la diffusion d’un programme jugé “contraire aux bonnes mœurs“. Une journaliste, collaboratrice de la chaîne, avait été condamnée à soixante coups de fouet, avant d’être graciée par le roi.

L’accès de l’information sur la Toile a rendu plus difficile le travail des censeurs. En mars 2007, les autorités ont mis en place une commission spécialisée, liée au gouvernement, chargée de filtrer Internet pour “protéger la société saoudienne“ du “terrorisme“, de la “fraude“, de la “pornographie“, de la “diffamation“ ou encore de la “violation des valeurs religieuses“. Ainsi plus de 400 000 sites sont officiellement bloqués. En outre, les autorités saoudiennes répriment les blogueurs critiques, immédiatement accusés d’avoir attenté à la morale. Une politique très dissuasive dans un pays qui arrête les auteurs de “contenus offensant ou violant les principes de la religion islamique et les normes sociales“. Dans ce cadre, début 2008, des mesures ont été prises pour rendre responsable devant la loi tout fournisseur ou distributeur de matériel informatique qui ne respecterait pas ces règles. Ainsi, un gérant d’un cybercafé est passible de prison pour la publication, dans ses locaux, de tout article violant ces “valeurs morales“.

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