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Au cours de ces dix-huit derniers mois, la Libye a poursuivi son retour sur la scène internationale, amorcé quatre ans plus tôt avec la levée de l’embargo en 2004. Ainsi, depuis le 1er mars 2009, elle préside le Conseil de sécurité des Nations unies.
Si le pays reste fermé, les nombreuses déclarations de Seif al-Islam, l’un des fils du colonel Kadhafi, en faveur de l’indépendance des médias et de la nécessité de doter le pays d’une véritable société civile, commencent à porter leurs fruits. Les premiers médias non gouvernementaux ont été autorisés en 2007. Ainsi, la société privée Al-Ghad a lancé deux journaux (Oéa et Cyrène) ainsi qu’une chaîne de télévision. Toutefois, ils restent contrôlés par l’entourage direct de Mouammar Kadhafi, Al-Ghad étant propriété de Seif al-Islam Kadhafi. Ces médias bénéficient cependant d’une plus grande marge de liberté que les médias gouvernementaux. Mais critiquer le Guide de la révolution continue d’être un crime de lèse-majesté, et l’autocensure est pratiquée sans restriction par la grande majorité des journalistes.
Par ailleurs, fin 2008, l’Agence France-Presse a pu ouvrir un bureau à Tripoli, et son correspondant permanent, un journaliste étranger, a obtenu une accréditation. En 2008, le correspondant du premier journal en ligne libya.alyoum.com a également reçu une accréditation.
Le 23 février 2009, la société Al-Ghad a annoncé l’autorisation pour quatre-vingt-dix journaux et publications arabes et étrangères d’être à nouveau vendus en Libye, après 25 ans d’interdiction. La presse occidentale reste cependant dubitative sur les conséquences de cette modification du régime de la presse privée…
Début 2009, l’organisation n’a toujours pas de nouvelles de l’enquête au sujet de la disparition du journaliste Abdullah Ali al-Sanoussi al-Darrat depuis son incarcération en 1973.
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