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Paraguay

54 sur 175 dans le dernier classement mondial
  • Superficie : 406 750 km2
  • Population : 6 800 000
  • Langue : espagnol
  • Chef de l’État : Fernando Lugo (depuis août 2008)

Le développement de la presse publique figure parmi les priorités du nouveau gouvernement. L’année 2009 a commencé avec l’assassinat d’un directeur de radio communautaire. La victime dénonçait à l’antenne les agissements des cartels régionaux et leurs appuis présumés au sein de la police et de l’armée.

L’agence d’information du gouvernement (IPParaguay) a vu le jour, le 19 janvier 2009, sous l’impulsion du nouveau président Fernando Lugo. Le développement de la presse publique figure parmi les priorités du gouvernement, en particulier dans le secteur télévisuel, entièrement privé jusqu’à présent. Le chef de l’État a fait savoir peu avant son investiture, le 15 août 2008, qu’il ne promulguerait aucune loi de presse encadrant le travail des journalistes, tout en souhaitant que les médias se dotent eux-mêmes d’un code de déontologie. Le vide juridique persiste pourtant en matière d’attribution de fréquences aux 700 à 1 000 radios communautaires, réparties sur l’ensemble du territoire. Ces médias locaux comptent parmi les plus exposés à l’insécurité régnant dans certaines régions, notamment la zone frontalière du Brésil où sévissent les narcotrafiquants. L’année 2009 a tristement commencé avec l’assassinat, le 12 janvier, du directeur de la station communautaire Hugua Ñandú FM, Martín Ocampos Páez, à Concepción (Centre). La victime dénonçait régulièrement à l’antenne les agissements des cartels régionaux et leurs appuis présumés au sein de la police et de l’armée. Or, c’est aussi au nom de la lutte contre le narcotrafic que les forces de l’ordre ont parfois mené de violentes représailles contre les communautés. L’assassinat de Martín Ocampos Páez, toujours impuni, a d’ailleurs coïncidé avec des tentatives de saisie, sur ordre de la justice locale, des équipements de sa station et de ceux de Joaju FM, une autre radio communautaire. L’impunité demeure également près de deux ans après l’assassinat de Tito Palma. Abattu le 22 août 2007, ce journaliste chilien officiait au sein de deux radios communautaires Radio Mayor Otaño, dans la ville du même nom (Sud), et Radio Chaco Boreal basée à Asunción. Lui aussi dénonçait les collusions entre les narcotrafiquants et certaines personnalités politiques. Dans un pays longtemps pointé par les organismes internationaux pour son niveau de corruption, le nouveau gouvernement progressiste aura fort à faire pour rétablir la confiance entre les citoyens et les autorités.

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