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Ghana

27 sur 175 dans le dernier classement mondial
  • Superficie : 238 533 km2
  • Population : 23 887 812 habitants
  • Langue : anglais
  • Chef de l’Etat : John Atta Mills, depuis janvier 2009

Modèle démocratique en Afrique, le Ghana a aussi été le pays le plus respectueux de la liberté de la presse en 2009 sur ce continent. Si la situation générale pour les médias est bonne, quelques agressions de journalistes par des militants politiques sont cependant à déplorer.

Fort d’une alternance démocratique réussie et saluée par la communauté internationale, au début de l’année 2009, le Ghana a rapidement été présenté comme un modèle à suivre. La victoire, pourtant très serrée, du candidat de l’opposition provenant du National Democratic Congress (NDC), n’a pas fait l’objet de contestations et a été vite reconnue par le National Patriotic Party (NPP), la formation politique du président sortant John Kufuor.

Garantie par la Constitution, la liberté d’expression est une réalité au Ghana. Les médias peuvent s’exprimer librement et critiquer les autorités sans être inquiétés. Seules deux publications ont fait l’objet de poursuites judiciaires en 2009. Le paysage radiophonique est riche ; la presse écrite se caractérise par sa diversité et sa bonne qualité. L’existence de plus d’une centaine de journaux et magazines, dont plus d’une dizaine sont indépendants, témoigne de la bonne situation de la liberté de la presse au Ghana, un pays où les délits de presse sont dépénalisés depuis 2001. Les grandes chaînes de télévision internationales telles que BBC et CNN sont accessibles, de même que les radios d’information comme RFI et Voice of America. L’accès à Internet ne fait quant à lui l’objet d’aucune censure.

Un projet de loi sur le droit à l’information, approuvé en 2009 par le Conseil des ministres, prévoit l’accès à des informations détenues par les agences et les organes publics. Sa promulgation, souhaitée par la société civile et le grand public au travers de la Coalition ghanéenne pour le droit à l’information, permettrait d’accroître la transparence sur le fonctionnement et les activités du gouvernement et des institutions publiques.

Seules quelques cas d’agressions de journalistes et de détériorations de matériel, par une poignée de policiers et de gardes zélés ou par des partisans lors de manifestations politiques, ont assombri le tableau.

Fiche actualisée en mars 2010

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