Facebook-twitterFacebook Twitter

Reporters Sans Frontières

Faire un don

Accueil - Rapport mondial

35577

Imprimer les fiches pays en un clic

Surinam

42 sur 175 dans le dernier classement mondial
  • Superficie : 163 270 km2
  • Population : 480 000
  • Langue : néerlandais
  • Chef de l’État : Ronald Venetiaan (depuis août 2000)

Une seule affaire de censure sur intervention directe du pouvoir exécutif a marqué la profession ces dernières années. Le Surinam n’a pas réglé les comptes de la dictature de Desi Bouterse (1980-1991) durant laquelle des journalistes d’opposition ont été assassinés.

Les intérêts stratégiques d’un pays peuvent aller parfois contre une liberté d’expression pourtant reconnue comme un droit constitutionnel. La rédaction de la chaîne publique Surinam Television Foundation (STVS) en a fait l’amère expérience, le 10 mai 2007, lorsque l’émission politique « Surinam Today » a été brusquement déprogrammée. Le débat, assorti de reportages, devait porter sur le thème sensible des relations entre la Chine et Taïwan depuis l’instauration de la République populaire en 1949. La Chine considère toujours Taïwan comme partie intégrante de son territoire. C’est au nom des bonnes relations entre Paramaribo et Pékin que le vice-président surinamien Ram Sardjoe a exigé de STVS le retrait de son programme. Productrice et rédactrice en chef de « Surinam Today », Nita Ramcharan a signalé que l’un de ses journalistes avait reçu des pressions et des menaces de diplomates chinois après une interview de l’ambassadeur. Un épisode de ce type est plutôt rare dans un pays où la liberté de la presse ne souffre pratiquement aucune entorse, et où les associations de journalistes n’ont dénoncé aucune agression grave au cours de ces dernières années. La censure directe d’une émission, venant de l’État, n’est cependant pas sans rappeler le temps, pas si lointain, où ce dernier tolérait à peine la liberté de presse. Le Surinam garde en mémoire les exécutions de quinze politiciens, avocats et journalistes, commises le 8 décembre 1982, en pleine dictature du colonel Desi Bouterse, au pouvoir de 1980 à 1991. Très lente, la justice a confirmé, vingt-cinq ans après les faits, que l’ancien tyran devrait en répondre devant une juridiction civile. Le procès n’a jamais eu lieu.

CLASSEMENT MONDIAL

ENNEMIS D'INTERNET

RAPPORT MONDIAL

Contactez-nous | Présentation de RSF