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Bangladesh

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Le retour de la Ligue Awami au pouvoir, en janvier 2009, a permis aux médias de travailler dans un climat plus serein que lors du gouvernement intérimaire soutenu par l’armée. Sous l’impulsion du Premier ministre Sheikh Hasina Wajed, les autorités ont procédé à la libération des professionnels des médias détenus et les pressions exercées par les militaires ont baissé d’intensité.

Pour autant, les problèmes n’ont pas complètement disparu. Ainsi, en octobre, F.M. Masum, journaliste pour le quotidien en anglais The New Age, dont le rédacteur en chef, Nurul Kabir, est la bête noire de l’armée, a été détenu et maltraité par des soldats d’un bataillon d’élite.

Le Bangladesh compte une demi-douzaine de chaînes de télévision, autant de radios privées, et plusieurs dizaines de quotidiens en bengalais ou en anglais. Cette diversité ne doit pas masquer l’existence de nombreuses lois liberticides. Les journalistes peuvent, en effet, être emprisonnés pour des délits de "diffamation" ou "sédition". Les services de sécurité continuent à exercer une surveillance, notamment des téléphones et des emails de dizaines de journalistes. Sont notamment visés les correspondants des médias internationaux.

La situation dans certaines provinces est critique. Les militants politiques, notamment ceux affiliés à la Ligue Awami au pouvoir, des officiels, des mafieux et parfois des policiers se rendent régulièrement coupables d’abus contre les correspondants des nombreux médias nationaux. En octobre, la police a détenu pendant quelques heures Hasibur Rahman Bilu, du quotidien The Daily Star, basé à Bogra (Nord). Il a été accusé de tentatives d’extorsion par un ancien officiel qu’il avait mis en cause dans des articles.

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