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Assassinats, agressions, kidnappings, menaces et censure. Rien n’est épargné aux journalistes sri lankais. Les plus hauts responsables de l’Etat, notamment le secrétaire à la Défense, sont directement impliqués dans les graves violations de la liberté de la presse qui ont accompagné l’offensive militaire contre les Tigres tamouls (LTTE).
L’écrasante victoire militaire du gouvernement de Colombo sur les séparatistes tamouls des LTTE s’est doublée d’une campagne violente contre la presse et les voix dissidentes. De tous les pays avec un gouvernement démocratiquement élu, le Sri Lanka est le moins respectueux de la liberté des médias.
La guerre qui a fait plusieurs milliers de victimes civiles dans le Nord s’est déroulée sans témoins indépendants. Les journalistes sri lankais et étrangers ont été interdits des champs de bataille, pour leur sécurité selon l’armée, mais surtout pour ne pas « gêner » l’offensive militaire. Les autorités restreignent également l’accès de la presse à la péninsule de Jaffna ou aux camps de détention où sont regroupés les Tamouls qui ont fui le Nord.
L’armée et les cercles cingalais ultranationalistes mènent un harcèlement permanent des médias privés, plus particulièrement des spécialistes des affaires militaires. Poussés à l’exil ou au silence, les médias n’osent plus critiquer ou enquêter sur la stratégie militaire alors que la presse de l’île était connue pour la qualité de ses enquêtes. Les chiffres des victimes civiles ou militaires, sauf ceux des combattants du LTTE tués par l’armée, ne sont plus publiés.
Acculés, les Tigres tamouls n’ont pas hésité à mener des attentats suicide qui ont tué un reporter de télévision. Les séparatistes tentent également d’imposer le silence, par la menace et la propagande, sur leur défaite et leurs crimes à l’encontre des civils.
Mais les journalistes tamouls, notamment ceux qui défendent la « cause », doivent d’abord craindre les groupes paramilitaires, notamment l’EPDP dans la péninsule de Jaffna et le groupe de Karuna dans l’Est. Ces paramilitaires peuvent compter sur une protection bienveillante des forces de sécurité.
Longtemps limitée aux médias tamouls, la violence contre la presse s’abat aujourd’hui sur les journalistes qui travaillent en cingalais ou en anglais. La chaîne de télévision populaire Sirasa du groupe MTV a été attaquée par des hommes armés au cœur de la capitale, vraisemblablement parce qu’elle n’était pas assez « patriotique ». Lasantha Wickrematunga, directeur de publication du très indépendant Sunday Leader, a été assassiné à Colombo, en janvier 2009. La police a été incapable d’arrêter des suspects, comme dans la totalité des affaires d’assassinat et d’agression de journalistes des trois dernières années.
Afin d’effrayer les journalistes tamouls, le gouvernement a emprisonné trois d’entre eux, dont deux des plus indépendants, J. S. Tissainayagam du Sunday Times et N. Vithyatharan du groupe de presse Uthayan. Accusés de « terrorisme », ils sont détenus sans preuve.
Pour la presse étrangère, il est de plus en difficile de travailler dans l’île. Le frère du président, Gotabhaya Rajapaksa, a menacé de représailles les chaînes BBC et Al Jazeera, après les enquêtes que ces deux médias ont menées dans le pays. Des photoreporters d’agences de presse internationales ont été contraints de fuir le pays après avoir été menacés par des partisans de l’armée. Plusieurs dizaines de journalistes et de militants de la liberté d’expression ont été contraints, comme eux, de quitter l’île.
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Assassinats, agressions, kidnappings, menaces et censure. Rien n’est épargné aux journalistes sri lankais. Les plus hauts responsables de l’Etat, notamment le secrétaire à la Défense, sont directement impliqués dans les graves violations de la liberté de la presse qui ont accompagné la victoire militaire sur les Tigres tamouls (LTTE).
L’écrasante victoire militaire du gouvernement de Colombo sur les séparatistes tamouls des LTTE s’est doublée d’une campagne violente contre la presse et les voix dissidentes. De tous les pays avec un gouvernement démocratiquement élu, le Sri Lanka est le moins respectueux de la liberté des médias.
La guerre qui a fait plusieurs milliers de victimes civiles dans le Nord s’est déroulée sans témoins indépendants. Les journalistes sri lankais et étrangers ont été interdits des champs de bataille, pour leur sécurité selon l’armée, mais surtout pour ne pas « gêner » l’offensive militaire. Les autorités restreignent également l’accès de la presse à la péninsule de Jaffna ou aux camps de détention où sont regroupés les Tamouls qui ont fui le Nord.
L’armée et les cercles cingalais ultranationalistes mènent un harcèlement permanent des médias privés, plus particulièrement des spécialistes des affaires militaires. Poussés à l’exil ou au silence, les médias n’osent plus critiquer ou enquêter sur la stratégie militaire alors que la presse de l’île était connue pour la qualité de ses enquêtes. Les chiffres des victimes civiles ou militaires, sauf ceux des combattants du LTTE tués par l’armée, ne sont plus publiés.
Acculés, les Tigres tamouls n’ont pas hésité à mener des attentats suicide qui ont tué un reporter de télévision. Les séparatistes tentent également d’imposer le silence, par la menace et la propagande, sur leur défaite et leurs crimes à l’encontre des civils.
Mais les journalistes tamouls, notamment ceux qui défendent la « cause », doivent d’abord craindre les groupes paramilitaires, notamment l’EPDP dans la péninsule de Jaffna et le groupe de Karuna dans l’Est. Ces paramilitaires peuvent compter sur une protection bienveillante des forces de sécurité.
Longtemps limitée aux médias tamouls, la violence contre la presse s’abat aujourd’hui sur les journalistes qui travaillent en cingalais ou en anglais. La chaîne de télévision populaire Sirasa du groupe MTV a été attaquée par des hommes armés au cœur de la capitale, vraisemblablement parce qu’elle n’était pas assez « patriotique ». Lasantha Wickrematunga, directeur de publication du très indépendant Sunday Leader, a été assassiné à Colombo, en janvier 2009. La police a été incapable d’arrêter des suspects, comme dans la totalité des affaires d’assassinat et d’agression de journalistes des trois dernières années.
Afin d’effrayer les journalistes tamouls, le gouvernement a emprisonné trois d’entre eux, dont deux des plus indépendants, J. S. Tissainayagam du Sunday Times et N. Vithyatharan du groupe de presse Uthayan. Accusés de « terrorisme », ils sont détenus sans preuve.
Pour la presse étrangère, il est de plus en difficile de travailler dans l’île. Le frère du président, Gotabhaya Rajapaksa, a menacé de représailles les chaînes BBC et Al Jazeera, après les enquêtes que ces deux médias ont menées dans le pays. Des photoreporters d’agences de presse internationales ont été contraints de fuir le pays après avoir été menacés par des partisans de l’armée. Plusieurs dizaines de journalistes et de militants de la liberté d’expression ont été contraints, comme eux, de quitter l’île.
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